Étudiants et entrepreneurs : Le parcours de Flore et Victoire pour La Garçonnerie

Étudiants et entrepreneurs : Le parcours de Flore et Victoire pour La Garçonnerie

Publié le 27/11/2020

Passionnée de couture et poussée par son envie de partager ses créations avec les autres, Flore a décidé de lancer sa marque de vêtements made in Versailles : La Garçonnerie, aidée par son amie Victoire.

Son concept est simple : Créer des vêtements sur mesure en s’appuyant sur une collection de base. Le client choisit ses tissus et reçoit ainsi une pièce unique, parfaitement adaptée à ses goûts et à sa morphologie. 

Dans sa collection, on retrouve des pièces aux coupes atypiques, cherchant avant tout à mettre en valeur le corps de chacun, à l'instar du pantalon Simone.
La démarche de Flore et Victoire s’inscrit dans la mode actuelle : Chacun a son côté atypique et les vêtements permettent d’assumer un style décalé et "hors du commun".

 

 

La Garçonnerie cherche à cultiver une image rétro

C’est dans cette optique qu’elles ont choisi les prénoms de leurs grands-parents pour nommer leurs modèles, ou certaines coupes plus classiques, comme la robe Françoise.
Cette dynamique Old School assumée, Flore y tient particulièrement, car elle est la source de son inspiration. On la retrouve notamment sur leur compte Instagram, où une alternance de photos vintages en noir et blanc et de photos des modèles nous plonge directement dans leur univers, les années 60 et 70.

Une des approches de la marque est la définition du genre

La Garçonnerie cherche à "combiner le masculin et le féminin" en mettant en avant des femmes "rock and roll", débordantes de confiance en elles, des "garçons manqués" d’hier devenues femmes, qui créent un paradoxe dans leurs vêtements et leurs personnalités.

 

 

Mais comment a-t-on l’idée de lancer sa propre marque de prêt-à-porter à seulement  17 ans ?

Pour Flore, ce cheminement fut comme une évidence.

Elle a toujours aimé coudre : Déjà enfant, elle créait des robes pour ses Barbies  puis les cousait avec sa mère. C’est pendant le confinement qu’elle s’est lancée, cette fois-ci à plus grande échelle, accompagnée par Victoire, lycéenne également. La joie de voir ses créations portées vaut, selon elle, tous les sacrifices. Car en effet, des sacrifices, il faut en faire ! Allier vie de lycéenne et vie d’auto-entrepreneuse signifie renoncer à des sorties entre copains et savoir s’imposer une organisation pas toujours évidente. Mais Flore a appris à se ressourcer dans la couture et est maintenant parfaitement comblée par ce double rôle qui la fait grandir au quotidien. 

Cependant pour l’instant, La Garçonnerie est toujours au stade de petite start up, et c’est plus sa passion et le projet qui la poussent à continuer que de potentiels revenus. Flore est pour le moment seule à la fabrication, et le prix de chaque pièce rembourse celui des tissus. De son côté Victoire est en train d’apprendre à coudre pour pouvoir s’investir elle aussi dans le processus de création. Elle gère déjà le compte Instagram de la marque, et pour les deux jeunes femmes, il est important de garder plusieurs visions pour la création des modèles et dans l’image renvoyée sur les réseaux sociaux.

 

 

La Garçonnerie, c’était une idée venue par hasard

Aujourd'hui, Flore espère qu’elle fera d’une manière ou d’une autre, partie de son futur. L’idéal serait que le projet grandisse et devienne sa vie, mais se plonger complètement dedans impose des défis. Pour le moment rien n’est dit, mais faire des études de mode/stylisme et développer la Garçonnerie est une option qu’elle envisage.

Alors si Flore n’avait qu’un conseil pour les jeunes ambitieux, ce serait de se lancer !

Selon elle, on a toujours l’âge de commencer de nouveaux projets, en particulier à 17 ans, alors qu’on déborde d’énergie. Avoir fait ce saut dans l’inconnu, c'était se pousser à essayer de nouvelles choses, à apprendre sur différents niveaux, autant personnellement que sur un plan plus général de finance et de communication, et il lui a suffit de prendre l’initiative !

 

 

Quant aux deux lycéennes, elles ne manquent pas d’idées pour la suite, et annoncent, entre autres, se lancer dans des vêtements unisexes. En bref, une initiative Versaillaise à suivre !

 

Laetitia Nicollet et Alice Henniaux