Mission accomplie pour Nicolas Caignard et Patrick Lacroix, deux étudiants qui ont contribué au succès de l’UVSQ-SAT

Publié le 12/04/2021

Après deux ans de développement, le laboratoire LATMOS, une unité mixte de recherche de l’UVSQ Sorbonne Université et du CNRS, a lancé le 24 janvier dernier un nano-satellite entièrement construit par ses chercheurs. Une grande première et une avancée technologique cruciale pour l’observation du réchauffement climatique. Nicolas et Patrick, alors étudiants en licence professionnelle SIMIS à l’IUT de Mantes-la-Jolie ont contribué au succès de cette opération. Nous les avons rencontrés.

Assister les chercheurs

Accueillis en tant que stagiaires au LATMOS sur le site de Guyancourt en mai 2020, Nicolas et Patrick sont immergés dans un univers jusqu'à lors peu accessible aux étudiants qui n'ont pas un BAC+5.

Pendant ce stage, leur rôle est d'assister les chercheurs au centre de contrôle commande satellite, afin de réceptionner et de transmettre les informations de l'appareil. Ils contribuent également au montage ainsi qu'à l'assemblage final de l'appareil.

Deux tests primordiaux

Au sein du laboratoire, ils réalisent tous deux des tests en conditions réelles sur le satellite, afin d'en préparer au mieux le lancement.
En effet, ils nous expliquent que plusieurs facteurs sont à prendre en compte pour que l'opération soit menée à bien : Deux types de tests sont alors effectués dans la salle blanche sur le site du LATMOS.

Avant la mise en orbite, il faut que le satellite résiste au lancement et notamment aux fortes vibrations lors du décollage. La première phase consiste donc à faire vibrer l'appareil pour voir s'il résiste aux chocs. Une fois la mise en orbite réussie, reste le problème de l'environnement hostile qu'est l'espace, avec ses fortes variations de température : L'amplitude thermique allant de -20 degrés lorsque le satellite est dans l'ombre de la Terre, jusqu'à 70 degrés lorsque celui-ci passe devant le Soleil. L'appareil est alors mis sous vide puis placé dans une cuve thermique qui permet de reproduire les conditions réelles dans lesquelles il évoluera ensuite.

Observation du réchauffement climatique

L'objectif scientifique principal de la mission, qui est le fer de lance du LATMOS est d'évaluer le statut climatique de la planète, grâce à la mesure des rayons UV et infrarouges et du champ magnétique de la Terre. En bref, il s'agit d'étudier la différence entre ce qui entre et ce qui sort de l'atmosphère. Le laboratoire faisant partie d'un partenariat international, le but est de créer une constellation de nano satellites dédiés aux aptitudes climatiques.

Une mission innovante pour l'Education

En plus de la visée environnementale, le nano satellite a aussi une visée éducative. Nicolas et Patrick nous expliquent qu'une cinquantaine de stagiaires et d'étudiants, venus de tous milieux confondus ont accès au laboratoire à partir du bac+2. Une opportunité unique pour ces jeunes de travailler sur la mise en place de la pratique en conditions réelles.

Actuellement, ils développent des TP pour les étudiants qui vont venir à leur tour étudier le satellite au LATMOS, avant de continuer leur études l'année prochaine en intégrant un Master à l'Université Paris Saclay, toujours dans l'axe des satellites.

 

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