Versailles Beauvais : coup de froid sur le FCV
Dimanche 10 janvier, 14 heures : le public des grands jours se masse sur les gradins du stade Montbauron. Malgré le froid, les Versaillais sont venus nombreux pour encourager le FCV, 3000 personnes environ, qui espèrent bien voir leur équipe franchir les 32° de finale de la Coupe de France pour laquelle elle s'est si brillament qualifiée.
12h30 : avec l'accord des dirigeants des deux équipes, l'arbitre de la rencontre, Ludovic Rémy, et le délégué de la Fédération Française de Football, déclarent le terrain praticable. La surface n'est pas dans son état optimal, mais grâce au travail très important des services de la Ville, le match pourra bien avoir lieu, et ne rejoindra pas le lot des rencontres reportées.
A 14h00, les équipes font leur entrée sur le terrain. Le temps d'une minute de silence, tout le stade s'unit à la tristesse de l'AS Beauvais, qui vient de perdre un de ses dirigeants, Alain Marcq, disparu brutalement la veille du match. Puis la rencontre s'engage.
Scénario catastrophe
Pour les joueurs du FC Versailles, évoluant quatre divisions en-dessous de l'ASBO, le défi est de taille. Et malheureusement, c'est le scénario catastrophe qui s'engage. A la septième minute seulement, le Beauvaisien Valéro, servi par Vauvy en retrait, se lance et propulse le ballon dans le but versaillais. Premier coup dur.
La déception devient consternation lorsque le même attaquant, sur un coup franc, parvient à tromper Delvalle, le gardien du FCV, en marquant un but de la tête. Le retard est dur à encaisser. Et pourtant, dans les tribunes, le soutien ne faiblit pas : les versaillais ne veulent pas se décourager.
Le match semble d'ailleurs leur donner raison, car passé ce premier quart d'heure désastreux les bleus et blancs semblent reprendre la main. Ils parviennent à poser le jeu et déplacent le danger dans le camp adverse. La seconde partie de la mi-temps voit une équipe beauvaisienne un peu déconcertée, qui ne sait pas vraiment comment gérer son avantage, et se laisse bousculer à plusieurs reprises par des Versaillais persévérants et audacieux.
La baraka n'était pas là
La seconde mi-temps commence de la même manière : les joueurs du FC Versailles montrent plus de vision et de qualité dans la construction du jeu. Mais sur la vitesse, les Beauvaisiens l'emportent, faisant frémir les tribunes à plusieurs reprises sur des contres menaçants. Pour finir, c'est d'abord l'opportunisme qui fera la différence, et la réussite dans les occasions. Pour preuve, ces nombreux coups francs concédés par les Beauvaisiens, et dont le FCV ne saura pas tirer parti. Un peu d'anxiété, peut-être ; et surtout, il manquait ce facteur inexplicable qui avait réussi au FCV face à Dijon - ce que Mickaël Lacen appelait "la magie de la coupe".
De leur côté, il aura suffi aux joueurs de l'ASBO d'un seul coup franc pour que Vauvy enterre les derniers espoirs des Versaillais : 3-0. Mais le FCV ne comptait pas lever le pied ; ce serait mal connaître ces joueurs que de les imaginer se décourager dans l'adversité.
Alors que le froid se faisait plus pénétrant, et malgré ces revers répétés, les Versaillais se sont accrochés avec talent, et avec beaucoup de mérite. Rêve d'un nouvel exploit ? Peut-être. Volonté farouche de mettre au moins un but pour que le score final reflète un peu mieux l'équilibre réel d'un jeu qui ne fut pas aussi univoque qu'un 3-0 ne le laisse croire ? Sans doute. Ou tout simplement, parce que tant qu'ils sont sur le terrain les bleus et blancs ne veulent rien laisser passer.
Héroïsme et frustration
Ils se sont donc accrochés, avec un vrai courage, s'engageant jusqu'au bout dans tous les duels, pour parvenir à construire des actions intéressantes. De son côté, le public redoublait de ferveur, chantant la Marseillaise et sautant sur les gradins, pour conjurer le mauvais sort - et le froid. Peine perdue : la malchance s'acharnait jusqu'au bout sur les Versaillais, jusqu'à cette superbe occasion construite par Grégory Lefort, David Lanière et Mickaël Bardin, qui se conclut juste en-dehors du cadre du but beauvaisien.
Lorsque l'arbitre mit fin à la rencontre, le public était unanime : les joueurs du FCV se sont donnés à fond, jusqu'à la fin. Ils ont montré un vrai héroïsme dans ce match difficile, et beaucoup de talent ; si le score de dimanche ne reflète pas la réalité du match, ceux qui ont été spectateurs de la rencontre le savent : le FCV a prouvé qu'il avait assez de qualités en réserve pour continuer à nous faire vivre de belles aventures !
Alors, malgré la déception d'hier, c'est toute la ville qui remercie ses joueurs du travail accompli et de ce très beau parcours en Coupe de France... en attendant de nouveaux exploits !
François-Xavier Bellamy
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VERSAILLES (DSR) - BEAUVAIS (N) : 0-3 (0-2).
Spectateurs : 3000. Arbitre : M. Remy.
Buts. Valéro (10e, 14e), Vauvy (53e).
Avertissements. Versailles : Lacen (12e), Lefort (25e) ; Beauvais : Priet (24e), Makuma (45e + 1), Vauvy (68e).
Versailles : Delvalle - Zerdhy, Furtado, Berger, Le Cozler (Goujon, 24e) - Lacen, Bardin, Gillot (Keita, 59e), Linière (Lejeune, 73e) - K. Diallo, Lefort. Entr. : Dahmane.
Beauvais : Gouget - Meirsman, Priet, Makuma, Rollet - Canales, Z. Diallo, Bertin D’Avesnes (Barralon, 73e), Cuffaut - Vauvy, Valero (N'Goma, 58e). Entr. : Clément.

