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The Hybrid Sway: l'interview

Une seule année aura suffi pour qu’ils s’affirment comme les nouveaux talents du funk local. Les jeunes musiciens de Hybrid Sway sont aussi exigeants dans leur composition qu’avides de concert. Ils ont foi dans leur musique. Rencontre avec Paul et François, deux membres de ce groupe prometteur.

Jversailles - « The Hybrid Sway » ? D’où vient ce nom ?

The Hybrid Sway - On est un métissage de genres, funk, jazz ou encore hip hop, d’où le terme « hybrid ». Le mot « sway » (balancement, oscillation) exprimait de façon poétique le mouvement que nous développions.

 

Jversailles - Vous êtes jeunes et nombreux (sept musiciens) : comment organisez-vous vos répétitions ?

The Hybrid Sway - Fondamentalement, nous sommes trois musiciens très proches. François est bassiste. Paul et son frère sont claviériste et batteur. On répète chez eux, en commençant par un travail de base. Puis on enrichit ces premières bribes de composition avec du saxo et d’autres instruments. Nous avons un parolier qui écrit des textes poétiques, en anglais. Il écoute nos créations puis s’en inspire pour écrire. Il travaille directement avec notre chanteuse.

 

Jversailles - Avec autant de musiciens, vous avez un chef d’orchestre ?

The Hybrid Sway - Nous sommes tous musiciens, donc tous autocritiques. On s’appuie les uns sur les autres pour se corriger. Il n’y a pas de grand chef, sauf pour l’organisation.

 

Jversailles - Comment en êtes-vous arrivés à ce groupe ?

The Hybrid Sway - Nous formons un petit noyau qui se connaît depuis longtemps. On avait jusqu’à l’an passé un autre groupe, appelé Groove Bamboo. On ne faisait que des reprises. On a voulu passer à autre chose.

 

Jversailles - Venir de Versailles, c’est important pour vous ?

The Hybrid Sway - Il y a une culture artistique et musicale évidente, dont nous bénéficions.  François, par exemple, est en classe musique et arts plastiques au lycée La Bruyère. Notre trompettiste est passée par le Conservatoire à Rayonnement Régional de la ville, etc… Et puis c’est une ville de grandeurs, d’espaces. On a envie de construire notre propre monde.

Jversailles - Vous êtes officiellement né en septembre 2010. Et vous avez joué en concert dès l’automne. Ce n’était pas trop tôt ?

The Hybrid Sway - On avait déjà nos compositions, et puis on a été très organisés. Ze Tremplin était une occasion de motiver le groupe, une chance de jouer et de gagner en popularité. Musicalement, notre premier concert était parfait. Mais trop parfait justement, pas assez détendu et relâché. Grâce à nos journées en résidence, on a pu développer notre jeu, sous la direction d’un professionnel.

 

Jversailles - Pourquoi jouez-vous : pour composer ? Pour le plaisir d’être entre amis ? Pour la scène ?

The Hybrid Sway - D’abord pour la musique. C’est une passion qui dépasse toutes les autres. Jouer, c’est exceptionnel. On veut exprimer notre jeu, notre conception de la musique aux gens. On veut apporter une fraîcheur et revenir à une musique moins commerciale, retrouver une musicalité.

 

Jversailles - Vous êtes aujourd’hui au lycée. Vous n’avez pas peur qu’avec les études, le groupe se scinde ?

The Hybrid Sway - Il y a des divergences. Les études vont sans doute chambouler le groupe. Mais le noyau dur est vraiment soudé.

 

Jversailles - Quels sont vos objectifs ?

The Hybrid Sway - On veut faire de la musique notre vie. On prévoit tous les deux, pour n’évoquer que notre cas, de faire des études dans la musique. On veut continuer notre projet tout en ayant un métier à côté, un métier qui soit dans la musique.

 

THE HYBRID SWAY EN CONCERT

JEUDI 12 MAI - 20h30

ROYALE FACTORY - 8€


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