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Flexible Friends : l'interview

Ce sont trois artistes électro qui portent les noms étranges de Septimus, Euch Mad Medeski et Pola.A. Ils se sont regroupés sous le label Flexible Friends. Justin Galimard, alias Septimus, et Achille Richard, alias Euch Mad Medeski, gèrent le label et composent sous la casquette de Computer Speaking. Astrid Arnaud, alias Pola.A, voyage en solo. Une trentaine d’années, beaucoup de talent, de volonté, disposant de plus d’un tour dans leur poche, ces musiciens de l’électronique ont carte blanche au No Water, le 9 mai, pour le Potager du Rock. Une occasion de découvrir ces nouvelles perles versaillaises dans un style cher à Versailles.

Jversailles - Un label, des masques, des pseudos, plusieurs groupes : quel est le mode d’emploi ?

Achille – Justin et moi nous connaissons depuis longtemps. Nous étions au collège ensemble, puis au lycée Jules Ferry. Nous avons commencé par monter un projet, « Immersion ». Je jouais de la guitare, Justin était aux machines. On faisait des enregistrements.

©Kit Thomas

Justin – Le projet « Immersion » s’est petit à petit transformé en label Flexible Friends. En tant que Label, notre but est d’apporter nos compétences à un projet, que ce soit celui de Pola.A, ou un autre. Mais nous composons aussi, sous le nom « Computer Speaking ».

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Astrid – Je me suis lancée dans la composition il y a quatre ans, grâce à Achille et Eeboo qu’on pourra aussi découvrir sur scène à mes côtés le 9 mai. Je compose seule. Quant aux finitions et aux arrangements, je fais appel à des collaborateurs, comme Achille, Justin, ou Eeboo.

 

Jversailles - Comment composez-vous ?

Astrid – J’écris, entre exutoire et créativité. Tout passe : ce que j’observe, du rêve, des pensées, ... Quand je compose, je reprends ces textes et je recherche la fluidité. Ça donne parfois un mélange surréaliste, onirique.

Justin – Achille et moi travaillons en connection permanente, ensemble ou chacun dans son studio, on rebondi sans cesse sur les idées jusqu’à ce que l’on juge que cela sonne bien. En tant que Computer Speaking, on prend toutes les productions du label, on les découpe, on les transforme. Pour ce projet c’est l'énergie qui compte, il faut que ça donne envie de monter le volume !

Astrid – Dans leurs remixes, tout le talent de Computer Speaking est de savoir tirer l’essence d’un titre et de lui créer une nouvelle dimension. J’adore leur remix de l’une de mes chansons, About You.

 

Jversailles - Pourquoi prenez-vous le costume de gorilles sur vos visuels Computer Speaking ?

Justin - Un besoin de se distinguer de nos autres projets. Computer Speaking, comme son nom l’indique, est aussi moins humain, en un sens, puisque c’est l’ordinateur qui parle.

©Gézelin Grée

Jversailles - D’où vient le pseudo Pola A ?

Astrid - C’est très difficile de trouver un nom. Avec Achille on a cherché des noms, des sonorités. Polaroïd me plaisait, surtout pour représenter l’idée de regrouper plusieurs projets en un. Au bout d’un certain temps, Pola s’est imposé. On a ajouté un A, relatif à mon nom.

Jversailles - Une devise?

Astrid – Je pense que pour le label, on pourrait dire « échange, collaboration ».

Justin - Ça me va !

Jversailles - Ce qui vous fait peur ?

Astrid - Ne pas perdre de vue le plaisir.

Justin - Franchement, je ne sais pas... Quand on a commencé la musique, on ne voulait pas être récupéré par le music business de l’époque. Maintenant la technologie à laquelle on a accès permet de s’affranchir en partie de ce système. En 2000 ce n’était pas encore le cas. Ce n’est pas plus simple aujourd’hui, mais c’est faisable.

Achille - On avait une idée assez précise de ce que l’on voulait faire et nous étions intéressés par tous les aspects de la création de disques, alors on a appris comment faire.

Jversailles - Faire de l’électro et venir de Versailles, ce n’est pas anodin ?

Astrid – En effet. Je viens de Sèvres, j’habite Paris, et pourtant je me revendique musicalement de Versailles. Parce que c’est là que tout a commencé pour Pola.A et que venir de Versailles est un plus, c’est clair. Dans l’électro, quand on dit qu’on vient de cette ville, tout le monde tilte.

Justin - Il est probable que l’électro soit particulièrement attaché à notre ville parce qu’il n’y a pas de salle de concert et peu de studio. On se retrouve donc chez soi, avec son casque sur les oreilles.

 

 

 

 

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LIVE @ NO WATER

  • Lundi 9 mai - dès 19h30
  • Entrée libre
  • 3 rue de Satory - 78 000 Versailles

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