Au théâtre cette semaine...
Vendredi: thé au coin de l'âtre ou théâtre?
Qu’est-ce ? une pièce de théâtre,
L’Héritier Ridicule
De Paul Scarron
Quand? le 12 juin, à 20h30
Où? au lycée Blanche de Castille ( Le Chesnay, 1 av. de La Bretèche)
Vais-je devoir vendre ma collection de timbres? non, l’entrée est gratuite. De toute façon, tes timbres ne valent rien.
Qui y aura-t-il? de futur ex illustres semi-inconnus versaillais; jeunes, beaux, intelligents, éclatant de talent; ou presque:
Mise en scène Pierre-Hippolyte Pénet
Lumière Aldric de Villartay
Musique Villancicos y Danzas Criollas
avec :
Dom Diègue Paul d'Ornano
Filipin Pierre-Hippolyte Pénet
Roquespine Henri Laroche
Dom Juan Bertrand de Véricourt
Leonor de Gusman Pauline Sombstay
Hélène de Torres Myriam Desclèves
Béatris Soraya Ok Serei
Paquette Guillemette Toulemonde
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La pièce, son histoire, l’histoire ( ou vice-versa):
L'Héritier Ridicule ou La Dame Intéressée de Paul Scarron, représenté pour la première fois en 1649, pendant la Fronde, est inspiré d'une pièce d'Alonso del Castillo Solorzano intitulée El Mayorazgo figura. En effet à cette époque, la mode est à la comédie "à l'espagnole" à cheval entre romanesque et burlesque.
Mais il ne s'agit pas d'une simple traduction : Scarron y apporte sa propre touche et l'adapte au public français. La pièce, en vers, eut un succès retentissant et le jeune Roi Soleil, qui y assista à l’Hôtel de Bourgogne, l'aurait tant aimée, dit-on, qu'il aurait demandé qu'on la rejoue deux fois de suite sans interruption dans la même journée. Pouvait-il se douter que, des années plus tard, il épouserait la veuve de l'auteur? L'Héritier Ridicule fut également à l’affiche de l'Illustre Théâtre plus de quarante fois et son directeur, Molière, s’en inspira également beaucoup pour la rédaction de ses pièces, notamment Les Précieuses Ridicules et Le Misanthrope.
L’action se déroule à Madrid au Siècle d’or et présente huit personnages, quatre hommes et quatre femmes. Dom Diègue, découvrant qu'Hélène, dont il est épris, ne s'intéresse qu'à son argent, feint d'être déshérité au profit de son cousin, qui n'est autre que son valet Filipin déguisé. Ce dernier va faire à la belle une cour des plus originale tandis que son maître retrouve goût à l'amour avec la belle Léonor. Gravitent également autour d’eux Dom Juan, véritable antithèse de son nom, ainsi que trois autres domestiques, Béatris, Paquette et Roquespine qui conseillent leurs maîtres respectifs avec plus ou moins d'habileté...
Après avoir connu la gloire pendant tout le XVII° siècle, la pièce tomba ensuite dans les affres de l’oubli. Nerval essaya de la remettre au goût du jour au XIX° siècle en en proposant une adaptation à la Comédie Française, mais celle-ci s’éloignait tellement du texte initial que le directeur refusa de la jouer. Ce soir c’est donc une renaissance qu’offre la Compagnie de la Dive Bouteille à cette pièce injustement oubliée.
Pierre-Hippolyte Pénet et Bertrand de Véricourt

