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Benoît Maréchal: portrait dansant

A l'affiche en cette fin d'année, La Nouvelle Blanche Neige fera prochainement parler d'elle. Mathilde a pu aller à la rencontre de l'un des jeunes talents de cette comédie musicale. Impressions.

« La vie est un jeu et un je parfois difficile à cerner ». Voilà ce qui porte Benoit Maréchal. Jouer sans se jouer de. La vie pourrait être un terrain de jeu. Il le sait mais n’est pas dupe. L’artifice, les paillettes ? Très peu pour lui. Benoit Maréchal a soif d’autre chose.

Il avance, se façonne peu à peu. Ses références ? Il cite Sting, Cabaret et Next to Normal. La comédie musicale? « Un divertissement dans le sens noble du terme ». Il est à la tête de La nouvelle Blanche Neige, diffusé le 30 décembre sur France 2. Ce téléfilm où s’entremêlent danse, musique, le tout saupoudré d’humour, est un conte de Noël pour toute la famille, des plus grands aux plus petits. Le film est porté par ses acteurs, ses airs de Bashung, Piaf ou encore Clerc et ses 140 danseurs. L’acteur évoque l'ambiance chaleureuse du tournage. Il s'attarde sur les deux niveaux de lecture. Car cette comédie, réalisée par Laurent Bénégui, interroge sur le cynisme ambiant, le pouvoir, l’argent. Le conte traditionnel s’ancre dans notre réalité. Blanche (Lou de Lâage) est une adolescente, vivant dans un pensionnat, et qui devient l’égérie d’une célèbre marque. Son prince charmant, Adrien (Benoit Maréchal), est photographe de mode. La méchante belle-mère (Claire Keim) envisage de reprendre la multinationale de son époux tombé malade dans des conditions bien mystérieuses. Un conte traditionnel aux allures de CAC 40.

Benoît Maréchal voulait être clown… Il se définit à présent comme « électron libre ». Après une enfance dans la Nièvre, il suit le parcours d’un élève brillant : deux ans de classes préparatoires, une école d’ingénieur…Sa voie est tracée. Mais Benoît a soif d’autre chose. L’étudiant se met alors à danser. Une heure par semaine. Puis trois. Jusqu'à en faire son quotidien. Sur les conseils d’un ami, il se lance. Le monde du spectacle sera sa voie : danse, musique, cinéma, théâtre. Il a joué avec Isabelle Huppert dans Quartett, dirigé par Robert Wilson. Grâce à ce metteur en scène américain, il découvre l’importance de la présence sur scène, de la décomposition du temps, de la force de l’immobilité.

Alors oui, c’est un artiste à suivre.

Mathilde Aubinaud, 16/12/2011


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