Musique dans les jardins de l'hôtel de ville !
Le 3 Juin 2011 - Jardin de l'Hôtel de ville
Music for Wood, Table and Living Room
En ce troisième jour de festival, les jardins de l'hôtel de ville accueillent les étudiants de la classe de percussion du Conservatoire à Rayonnement Régional de Versailles.
Malgré la météo annoncée, le concert s'est déroulé sous un ciel clair et des températures très agréables !
Cinq élèves dispersés dans le public se rejoignent au devant de la scène pour interpréter un premier morceau music for Pieces of Wood de Steve Reich. Les étudiants munis de claves (des instruments de musique très anciens utilisés dans la musique aborigène notamment), exécutent le morceau du compositeur américain, chacun à des rythmes différents, respectant ainsi son désir de réaliser une oeuvre avec des instruments les plus simples possibles.
Les oeuvres d'Astor Piazzolla Tango Suite pour deux guitares (1984) et Prélude de la deuxième suite anglaise pour clavier (1715) de J.S. Bach sont adaptées pour deux marimbas. Ces instruments qui inspirèrent les créateurs du xylophone s'éveillent sous les coups des baguettes des percussionnistes.
Accompagné de deux jeunes femmes, Alexandre Michel – 22 ans – interprète sa propre composition, nous offrant ainsi un Trio de marimbas.
Grâce au mobilier prêté par le Théâtre Montansier, et avec une petite pointe d'humour, quatre étudiants reprennent ensemble l'oeuvre de John Cage Living Room Music, s'appropriant tout ce qu'ils ont sous la main : un clavier d' ordinateur, un livre, un magazine, une bouteille vide, un abat-jour, ou même un vase.
C'est alors qu'un morceau attire l'attention, les mains de trois musiciennes frappent, glissent, effleurent une table. Musique de Table, l'oeuvre de Thierry de Mey pousse ainsi les plus curieux à se diriger à la fin du spectacle devant cet instrument mystérieux.
Pour clôturer le concert, les 11 étudiants dirigés par Pascal Pons, fier de ses élèves, interprètent Les échanges pour 156 machines de bureau de Rolf Liebermann.
Dans une ambiance détendue le public rappelle les musiciens pour un deuxième salut. Encore bravo à ces percussionnistes !
B. Morin

