CultureSportSortirVos projets
Imprimer

Le Pouvoir de l'Amour

Le 25 Juin 2011 - Théâtre Montansier

Le Théâtre Montansier ouvre ses portes pour une seconde représentation de l'oeuvre de Pancrace Royer Le Pouvoir de l'Amour

Cet Opéra baroque est composé d'un prologue et de trois entrées. Pendant plus de deux heures, comédiens, choeur, danseurs et orchestre se dépassent sous les yeux d'un public très attentif.

C'est dans une ambiance feutrée que Monsieur le Maire François de Mazières annonce le spectacle. Il souligne le travail des Conservatoires de Versailles, Paris, Aubervilliers-la-Courneuve et de la Vallée de Chevreuse, qui permet notamment une véritable coopération entre différentes institutions culturelles.

Le Pouvoir de l'Amour réunit quatre intrigues, dont le titre est le fil conducteur.
Dans le prologue, Prométhée donne vie à l'humanité, grâce au feu qu'il a volé aux dieux. Jupiter, mécontent envoie ses Passions pour tourmenter les humains. C'est alors que l'Imagination apparait, et explique aux hommes que leurs tourments peuvent disparaitre grâce à l'Amour et l'Imagination. Ainsi, sous les ordres de l'Amour, les Passions obéissent et s'inclinent face "au pouvoir de l'amour".

Dans la seconde entrée - la première entrée n'étant pas jouée -, le décor représente le temple de Bacchus. La fille du roi Midas apprend au Grand-Prêtre que son père lui a trouvé un autre époux. Midas, défié par le Grand-Prêtre, déploie ses savoirs et change tout ce qu'il a sous les yeux en or. Cependant, ce qu'il transforme finit par répandre la mort et l'effroi. Pour se faire pardonner, il consent au mariage de sa fille et du prêtre.

La dernière entrée met en scène Apollon et Marphise, destinée à être sacrifiée. En effet, une tribu de sauvages sacrifie un humain chaque fois que le roi Soleil revient. Apollon, amoureux de Marphise, souhaite faire cesser cette tradition et épouser celle qu'il aime. Face au refus du peuple, le dieu ordonne la Nuit. Les sauvages terrifiés finissent par se soumettre, et ne disent mot lors de la célébration finale, où l'amour occupe une grande place.

Dans cette salle bleue, blanche et or, nous vivons l'Opéra non plus comme un art très longtemps considéré comme élitiste. Les choeurs surplombent la scène dans les loges du premier étage. L'orchestre, installé dans la fosse, est guidé par un chef qui fait résonner notes et timbres. Les voix qui s'échappent de la scène sont à la fois pures et sensibles et en une seconde deviennent mystérieuses et pénétrantes.

Ce n'est pas uniquement le travail qui est salué pendant de longues minutes d' applaudissements , mais le talent de tous ces artistes.

 

B. Morin


Actualités Bons Plans Initiatives Vidéos Partenaires