Interview des Bénévoles
A la veille de la clôture d'un mois bien chargé, il était temps d'aller partager un petit moment avec les personnes qui conduisent les spectacles avec brio et dynamisme. Les bénévoles sont toujours présents avec le sourire pour s'occuper de cette organisation faramineuse. JVersailles va à la rencontre des « Dames du Carré à la Farine ». Elles acceptent de répondre aux questions, en précisant qu'elles ne sauront pas donner réponse à tout.
JVersailles : Quel est exactement votre rôle au sein du Carré à la Farine ?
Nous nous occupons principalement de la billetterie. Cela concerne le Théâtre Montansier, les Petites Ecuries et le Chapiteau de Porchefontaine. Nous sommes aussi présentes pour tous les renseignements, les gens nous téléphonent ou se déplacent et nous leur donnons toutes les informations nécessaires.
JVersailles : A la veille de la clôture du Mois Molière 2011, avez-vous une idée de la réussite de cette seizième édition ?
Il faut que vous demandiez aux bénévoles qui sont, eux, aux entrées des représentations. Néanmoins, les retours que nous avons sont très positifs. Globalement, oui, le mois a une fois de plus, su satisfaire un large public !
JVersailles : Comment sont répartis les bénévoles sur les soixante lieux différents ?
La répartition se fait lors d'une réunion avec tous les bénévoles, et c'est à ce moment là que chacun est nommé pour un lieu, un spectacle. Ils s'inscrivent suivant leur quartier ou le spectacle qui sera joué. Par contre, pour le Carré à la Farine, c'est un choix. En effet, s'occuper de la billetterie est un rôle que certains ne souhaitent pas endosser. Comme c'est une lourde responsabilité, car il y a des comptes à rendre, quelques bénévoles refusent ce poste et préfèrent être envoyés sur les lieux. Les dames du Carré à la Farine, c'est nous ! (rires) Nous sommes un noyau, ce n'est pas la première année que nous travaillons ensemble, nous nous connaissons et c'est ce qui est très agréable.
JVersailles : Est-ce que certaines personnes viennent partager avec vous leurs avis sur les spectacles qu'elles ont pu voir ?
Oui, ça arrive. Même entre bénévoles, nous partageons beaucoup nos points de vue, mais ça reste tout de même une affaire de goûts vous savez ! (rires) Nous sommes cependant tous d'accord pour dire que cette année, nous avons eu une bonne distribution, avec d'excellents spectacles. Nous discutons beaucoup des pièces que nous voyons, et les échos circulent aussi vite !
JVersailles : (Au moment où la sonnerie du téléphone retentit) Le téléphone sonne-t-il moins en cette fin du Mois Molière ?
Aujourd'hui oui, car on n'a plus rien à vendre !! Le début du mois et la clôture du festival sont souvent plus calmes mais cela varie d'une année sur l'autre. Nous travaillons depuis mi mai, les quinze derniers jours de ce mois sont donc très tranquilles, car les gens ne sont pas encore dans l'ambiance et n'ont pas tout à fait la tête à ça. Tout se met en place au fur et à mesure, et nous sentons une différence dès le début de la deuxième semaine du mois de juin.
JVersailles : Depuis combien de temps êtes vous impliquée dans cet évènement?
Personnellement, cela fait 4 ans, ma collègue depuis 2002. Et puis vous savez, c'est un véritable plaisir que de travailler au sein du Mois Molière. Et nous avons toujours un petit pincement au coeur quand c'est la fin. Demain, nous faisons nos cartons, et ce n'est pas sans chagrin !
Sa collègue, qui raccroche le téléphone, déclare à ce moment là en souriant « D'ailleurs demain, nous allons soigner notre mouron autour d'un verre ».
Oui, mais c'est vrai, nous aimons nous retrouver chaque année, dès la fin du Mois Molière, chacune reprend son quotidien, et même si on se souhaite la bonne année, (rires) nous ne nous voyons plus tous les jours, donc forcément, ça change !
B. Morin

