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Gershwin in blue

Le 29 Juin 2011 - Université Inter-Âges

Il est un peu plus de 20H30 à l'Université Inter-Âges lorsque la salle est projetée dans la pénombre. Sous les applaudissements du public, les choristes traversent les rangs et montent sur scène sans un bruit.

Un commissaire-priseur, représenté par une voix-off, plante le décor et nous sommes alors en plein coeur d'une vente d'objets anciens. L'un des trois objets parait être un vulgaire piano.  Celui ci prendra vie sous les traits de Laurent Boulassier. Au travers de ses attitudes et costumes il montrera l'évolution de l'instrument qui permettra à Gerswhin de devenir le prince de Brodway. 

Deux pianos différents ont permis le succès du musicien. D'une part, le comédien apparait habillé à l'image des quartiers populaires de l'époque et incarne un premier piano plus rustique. D'autre part, c'est en jaquette, les cheveux tirés en arrière, et en noeud papillon qu'il laisse parler le piano à queue.

Jacob Gershowitz est né en 1898 aux Etats-Unis de parents russes, Morris et Rose. Il  décide d'américaniser ses nom et prénom et devient alors Georges Gershwin. Petit, il abhorrait l'école et arpentait les rues de New-York. Pourtant, assis devant un piano, il joue avec une facilité déconcertante. D'année en année, il se perfectionne et sa carrière décolle rapidement. Beaucoup de ses compositions sont d'ailleurs devenues des standards du jazz. Avec son frère aîné Ira, son parolier, ils s'imprègnent de l'ambiance des rues et quartiers de leur ville. La musique est pour lui l'occasion de faire rêver les Américains touchés à ce moment là par la crise de 1929.

Ainsi, les morceaux se succèdent et ne se ressemblent pas. La vie de Georges Gershwin est illustrée par la chorale Song & Civilization, qui nous entraine dans la mouvance des années folles. "Swanee", "Rhapsody in Blue", "Chattanooga Choo Choo" et "Un Américain à Paris" sont interprétés avec élégance. Ces morceaux nous embarquent dans un tourbillon de musique joyeuse.

Pendant près de deux heures et demie, soixante choristes interprètent une quinzaine de chansons toutes aussi mélodieuses les unes que les autres. Le déchainement assourdissant de la clarinette de Rose Bacot nous emmène avec beaucoup d'émotions dans les rues de New-York. 

Anne-Marie Gueldry dirige sa chorale avec force et vivacité. De temps en temps, nous nous improvisons choristes. Les paroles sont projetées sur un mur, la salle est éclairée, et nous chantons "I got rythm" ou "L.O.V.E.", le dernier morceau. Celle ci est d'ailleurs reprise plusieurs fois et ces quelques notes d'amour sont l'occasion pour Anne-Marie Gueldry de remercier sincèrement les personnes qui ont permis la réalisation de cette magnifique prestation.


 

B. Morin 


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