Café Marcel Aymé
Le 8 Juin 2011 – Carré à la farine
La première semaine de festival s'achève au carré à la farine par des contes de Marcel Aymé. En compagnie de 7 conteuses nous retombons en enfance, bercés par ces contes qui font encore rêver petits et grands.
Dans la pénombre et au rythme d'un violon et d'une clarinette, sept dames traversent la salle en dansant. A tour de rôle, elles content à merveille les histoires de cet écrivain. Des personnes de tout âge sont venues découvrir ou redécouvrir ces histoires amusantes.
Le premier récit est conté par deux dames à la voix à la fois douce et dynamique. C'est Alphonse, le petit chat qui fait pleuvoir qui est à l'honneur. Son histoire, tirée de l'oeuvre de Marcel Aymé Les contes du chat perché, fait sourire, et même rire.
Se succèdent ensuite une petite dizaine de récits. Entre chaque conte, deux musiciens s'activent, et laissent place à une nouvelle narratrice. Les histoires d' « un pauvre homme nommé Martin qui n’existait qu’un jour sur deux », ou de Martin le cycliste sont entrecoupées par les histoires de Delphine et Marinette. Ces deux soeurs, gaies et tendres, adorent les animaux, qui le leur rendent bien. Même le loup se laisse attendrir !
Avec Marcel Aymé, le fantastique parsème ses contes, les animaux sont doués de parole, les hommes deviennent des femmes, d'autres disparaissent...Ses romans sont divertissants et savoureux. L'imaginaire se déploie au fur et à mesure, et nous sommes tous captivés par ces histoires excentriques.
Cette soirée révèle que les chefs d'oeuvre de la littérature enfantine arrivent aussi bien à conquérir petits et grands, qu’ils se relisent à tout âge, avec à chaque fois plus d'émerveillement. Félicitations aux conteuses du Café Marcel Aymé, qui ont réussit à nous redonner une âme d'enfant le temps d'une soirée.
B. Morin

