Arlequin poli par l'amour
Le 12 Juin 2011 - Square des Chantiers
Au fin fond du square des Chantiers, entre les athlètes et le jardin animé par les enfants, un tréteau en bois surmonté d’un rideau rouge pointe entre les arbres. Il s’agit d’une nouvelle représentation dominicale de l’Académie Internationale des Arts du Spectacle, qui découvre aujourd’hui un spectacle inspiré d’une œuvre peu connue de Marivaux, Arlequin poli par l’amour.
Dans un jeu très visuel hérité de la commedia dell’arte, les comédiens présentent l’histoire d’une puissante fée, amoureuse d’un Arlequin « niais et naïf ». Pourtant, les sentiments éprouvés ne sont pas réciproques, le jeune homme s’étant, lui, épris d’une jolie et discrète bergère. Grisée par le pouvoir et aidée de son (plus ou moins) fidèle valet Trivelin, la fée va tout mettre en œuvre pour évincer sa rivale, faute de faire succomber Arlequin à ses charmes sans manigances. Pourtant, de stratagèmes en manipulations, la fée perdra de son aura et même Trivelin finira par lui tourner le dos, se rendant complice du triomphe de l’amour véritable.
C’est un jeu complet qu’offrent les artistes de l’Académie, s’en donnant à cœur joie qu’il s’agisse de chant, danse, comédie ou pantomime. Aidés de très peu d’accessoires, les personnages s’animent, dans un jeu visuel qui ne fait que renforcer l’humour d’un texte déjà drôle, conquérant avec brio dès les premiers instants un public vaste et nombreux. C'est un bonheur de les voir s’animer pendant près d’une heure, à seulement quelques mètres de nous.
S. Malriat

