Portrait : Dario Lopez et Versailles : la ville qui a fait de lui un artiste

Portrait : Dario Lopez et Versailles : la ville qui a fait de lui un artiste

Portrait : Dario Lopez et Versailles : la ville qui a fait de lui un artiste

Ancien élève de l'école des Beaux-Arts de Versailles, Dario Lopez a adopté la ville depuis plusieurs années : c'est elle qui a fait de lui un artiste accompli.

A l’origine étudiant en sciences à Barcelone, Dario Lopez décide il y a quelques années de rejoindre la France pour faire de l’art. Il s’installe à Versailles en 2013 et se rend régulièrement à l’Atelier numérique pour jouer du piano. L’Ecole des Beaux-Arts étant juste en face, Dario profite d’un soir où les portes sont ouvertes pour s’y rendre et s’informer. Il a une idée de sculpture et souhaite prendre des cours pour la réaliser : c'est ainsi qu'il commence la sculpture. Son professeur l’encourage à intégrer l’école entièrement, il suit son conseil. Les trois années suivantes de sa vie seront rythmées par les cours de l’Ecole de la rue Saint-Simon. Depuis 2016, Dario Lopez a fini ses études. Il est toujours à Versailles et son art prend de l’ampleur. Il réalise parfois des interventions auprès d’enfants et de jeunes dans le cadre d'activités artistiques et participe également à des événements comme la Nuit de la Création, où il a notamment été mis en avant il y a quelques mois.

 

Cet événement fêtait son 7ème anniversaire le 6 octobre 2018 et se déroulait dans plusieurs endroits de la ville comme le musée Lambinet, la Maréchalerie ou encore l’Atelier numérique. Le thème portait sur le street-art. Inspiré, Dario s'est remémoré les œuvres « froissé » qu’il réalisait et collait dans la rue. Selon lui, les artistes urbains de Versailles ont une valeur officielle et le street-art doit être en extérieur et non en intérieurs. Il a donc proposé un projet qui soit vraiment "dehors" : les colonnes de l’Ecole des Beaux-Arts étaient idéales pour ce type d’œuvre. Il a laissé pendre de longs tissus noirs, "froissés" selon sa méthode, sur la façade de l’école durant les cinq heures de la Nuit de la Création. Ce projet pour la Nuit de la Création lui a permis de réaliser que certaines de ses œuvres devait avoir une limite, notamment de surface. 

 

Ne se définissant pas dans un type d’œuvres en particulier, Dario se considère encore en période d’expérimentation et essaye de nombreuses choses : il ne répète pas sans cesse des techniques qu’il maîtrise déjà et fait tout ce dont il a envie. Dans ses œuvres, il avoue transmettre sa pensée face à la mort. Ce n’est pas explicite et il y ajoute parfois de l’humour mais il y réfléchit beaucoup : c’est sa façon de se confronter à ce sujet.

 

Attaché à Versailles, Dario lui trouve une grande richesse artistique, notamment à travers les lieux tels que l’Espace Richaud, la Maréchalerie ou même le Château qui participent activement à sa vie artistique. Il y découvre tous types d'œuvres de courants artistiques différents et aime y voir des artistes de la scène mondiale. Elle est, selon lui, la ville idéale pour pousser sa réflexion d’artiste au maximum. Il s’y sent très à l’aise et tranquille pour poursuivre ses toiles et s’essayer à de nouvelles méthodes. Et qui sait ? Peut-être sera-il le prochain "artiste de la scène mondiale" qu'on aime y découvrir...

 

Loïs Larges

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