Un mois, un portrait: Thomas, dans l'ombre du balcon

Un mois, un portrait: Thomas, dans l'ombre du balcon

A seulement 23 ans, Thomas Ngo-Hong est déjà considéré comme l'un des critiques les plus assidus et les plus respectés de l'univers théâtral.

« Ce champs des possibles »: avec enthousiasme, Thomas vous mène dans l’univers sinueux du théâtre. Loin des idées toutes faites, le voilà à présenter des analyses fines et méticuleuses sur les représentations au théâtre.  Bienvenue dans l’univers majestueux de Thomas Ngo-Hong : le théâtre ! Il nous mène au fil des mots dans ses critiques par l'intermédiaire de son site « Hier au théâtre », au titre judicieusement choisi.


Sans concession, il brosse des critiques. « Hier au théâtre » est une merveille pour tout amateur du théâtre. Elogieux, parfois sévère et cynique, le voilà exigeant avec un art qu’il aime tant.  Syncrétique, il aime des univers variés. Gourmand, il se plait à gouter de nouvelles créations culinaires. Cet adepte de Bret Easton Ellis est incollable sur les séries !


Se définissant comme « tenace », « exigeant » et « éclectique », Thomas n’est jamais indifférent à une production artistique. Et cela depuis longtemps. 
L’étudiant en master 2 de lettres modernes à la Sorbonne se remémore avec nostalgie ses années lycées. Entouré d’amis passionnés de littérature avec qui il allait déjà au théâtre, il suivait une formation littéraire à La Bruyère. Il évoque avec délectation Les Liaisons dangereuses «  ce roman épistolaire avec les techniques de manipulation ». Ses études au lycée l’ont marqué. Tout comme les pièces jouées à Versailles. Il salue la nouvelle programmation du Théâtre Montansier.


Quatre soirs par semaine, le voici prêt à découvrir une nouvelle pièce. Il se plait à observer des pièces variées de différents univers. Il cite l’humoriste Bérangère Krief, l’actrice Catherine Hiegel, Pascale Arbillot. Le jeune critique se dit « plus sensible au jeu des femmes ». La nouvelle génération le séduit à l’image du jeune premier Pierre Niney. A l’affut des tendances, il évoque le metteur en scène à suivre Ostermeier. La mise en scène est cruciale pour lui. Il se réjouit à l’idée de se rendre au festival d’automne avec la pièce mise en scène par Claude Régy jouée par des Japonais. Il entretient un traitement au temps dépouillé.


Au théâtre, il observe, remarque, détonne, mais n’écrit qu’une fois parti. « J’écris tout de suite après avoir vu la pièce. » Les nuits sont courtes. Pour lui le théâtre combine «  détente et réflexion ». C’est « l’art de l’instant, de la transmission ». L’émotion est au rendez-vous.  Thomas évoque la pièce de Federico Garcia Lorca, Yerma, cette femme d’agriculteur stérile… Il note également le talent de Sarah Kane qui le prend aux tripes. « Elle a renouvelle le théâtre britannique ». Elle a une approche très « viscérale ».

Des lieux qui lui plaisent ? « Le théâtre de l’Odéon, j’y ai mes habitudes ». Ce qui l’exaspère ? « les téléphones portables, ceux qui commentent », soupire-t-il. Et le voici de nouveau à donner de nouvelles anecdotes sur les représentations, le sourire aux lèvres. Le voici heureux et prêt à rêver de théâtre.  
 
Retrouvez les critiques sur :
http://hierautheatre.wordpress.com/ 

Mathilde Aubinaud

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